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Bienvenue sur mon Blog !

Bienvenue sur mon blog qui se veut respectueux de nos règles déontologiques et que je confie à la liberté de ma réflexion sur les affaires juridiques qui interpellent notre quotidien en bien ou en mal.

Cet espace virtuel me permet d’évoluer pour dire ce que je pense sans trop d’ambages de certains faits et travers juridiques de notre société, dans une tradition de liberté d’expression mais dans le respect que je dois à chacun de mes concitoyens.

Mercredi 14 novembre 2007

Chers Amis, Chers Confrères, 

La prochaine conférence de l'association aura lieu en date du 23 novembre 2007, un cocktail avec buffet se tiendra à l'issue de cette réunion, À très bientôt.  

 CONFERENCE

23 novembre 2007, 14 heures

Salle Pierre Joselet

 Direction des débats : Jean-Jacques NINON

14h00 : « Les nouvelles conditions légales de la récidive pour les mineurs et les majeurs » 

Par Maître Patricia SUID, Avocate au Barreau de Nice, Membre de l’AAPP

14h20 : « Les réquisitions des parquetiers en faveurs d’une application systématique des peines plancher ! » 

Par Maître Charles HASSOUN, Avocat au Barreau de Grasse

14h40 : « La récidive dans le cadre de la législation sur les étrangers. » 

Par Maître Christian DI PINTO, Avocat au Barreau de NICE, Membre de l’AAPP

15h00 : « Plaider en faveur d’une obligation de soins en cas de récidive. » 

Par Maître André PICON, Avocat au Barreau de NICE

15h20 : « Plaider en faveur des peines inférieures aux plancher en présence des garanties exceptionnelles d’insertion.» 

Par Maître Bernard HUET, Avocat au Barreau de NICE 

15h40 : « Récidive et confusion des peines. Comment peut-on procéder ? » 

Par Maître Adam KRID, Avocat au Barreau de NICE, Président de l’AAPP

Par Adam KRID - Publié dans : krid
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Lundi 2 juillet 2007

Quand le 27 juin 2007, la Cour de Cassation m’a donné raison sur tous les points d’une requête que je lui soumettais, elle a estimé qu’ « une condamnation de six années d’emprisonnement sur le dispositif de laquelle avait été transcrit « six mois » faisait foi jusqu’à inscription de faux »,

Elle rappelle à ce sujet ce que j’avais développé, et qui à l’époque soulevait la morgue d’un célèbre magistrat qui jugeait "la chose artificielle" . . . . et autres ricanements de certains juristes en mal d'analyse ! La cassation a donc souligné qu’on ne peut pas faire n’importe quoi ! Même à ceux qui seraient venus remettre un peu d’ordre républicain dans notre espace judiciaire niçois . . . . . . . . .

Il n’y à donc rien d’étonnant que la Cour de cassation ordonne la libération de mon client sauf s’il n’est détenu pour autre cause ! Et c’est là où le bât blesse . . . . . . . .

Le problème technique d'aujourd’hui, c’est que l’absence d’appel, place le premier jugement de six mois sous l’autorité de la chose jugée et qu’il faudra que l’on m’explique les modalités d’application d’un second jugement avec notre règle « non bis in idem » qui rend impossible le fait d’être jugé deux fois pour les mêmes faits !

Je suis inquiet, peut être un peu trop, car historiquement, ce genre de pratique a existé, à l’époque des tribunaux d’exception de sinistre mémoire qui étaient certes sous la coupe d'un régime scélérat, mais ce qui m'inquiéte d'avantage c'est ce mépris des règles de bienséance et de respect entre magistrats et avocats qui n'augure rien de bon !

Le parquet de Nice a tout mis en oeuvre dans un secret absolu, comme s'il y avait quelque chose d'honteux .... ! Tout s’est fait en douce, et le Juge d'application des peines, que devient t-il ? c'était quand même lui qui était en charge du dossier.

Il n'y a guère que les journalistes qui furent prévenus et c'est grâce à eux que j’ai appris l’infortune de mon client. Il faut maintenant que justice lui soit rendu, car ce "coup" de force n'est pas admissible dans le paysage de nos libertés républicaines. Jamais !

 

 

Par Adam KRID - Publié dans : krid
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Jeudi 21 décembre 2006

Je crois aux textes de droit, non pas de manière bibliques, rigides, mais avec leurs aménagements qui adaptent la loi aux contextes particuliers des situations que nous défendons, bon an mal an !C’est au fil du temps que la loi se rode, se forme et il n’est pas rare de la voir remanier par le juriste après que le législateur en eut terminé avec !

Il existe pourtant des choses bizarres dans notre beau pays niçois, peut être est-ce une espèce de sirocco qui met à mal certains esprits égarés au bord de la méditerrané !

Jugez donc de ceci : je défendais récemment un garçon dont le jugement comportait une erreur de fait qui avait porté une peine de six ans en six mois de prison.

Bonne nouvelle pour le client, moins bonne certes, pour la Présidente du Tribunal et le greffier qui avaient signé le jugement sans le relire !

Une rectification en erreur matérielle a été sollicitée par le parquet qui estime que les notes d’audience se substituent fort bien au dispositif d’un jugement !....

D’une part il n’est pas très habile d’opposer les rectifications matérielles réservées à la matière civile au quantum d’une peine au pénal, mais on peut toujours essayer, et faire fi de la force du dispositif d’un jugement contre de simples notes d’audience sans oublier de menacer un avocat de poursuites pénales parce qu’il dénonce la mauvaise volonté du parquet dans un cas de détention arbitraire !

Et si ce n’était que cela, pressé par le Procureur de la République de Nice, Monsieur le Procureur général d’Aix en Provence fait appel d’un jugement en matière criminelle sur la base d’une procédure correctionnelle…. Dame oui ! Il gagne un mois et demi de délai et comme il se trouvait hors délai …

Au mépris des règles jurisprudentielles Ô combien bien fournies de l’article 710 du code de procédure pénale, le Tribunal pour enfant statuant en matière criminelle a rectifié le dispositif comme le firent les tribunaux d’exception sous la seconde guerre mondiale au nom de la rétroactivité de la loi !

J’ai fait appel et la Cour d’appel dira je l’espère le droit, mais au delà de la Cour d’appel ou de la Cour de cassation, l’Etat devra s’expliquer auprès de la commission européenne des droits de l’homme qui statuera sur la condamnation de la France que je demanderai et que j’obtiendrai !

Par Adam KRID - Publié dans : krid
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Vendredi 1 décembre 2006

Je me suis rendu à l’audience de ce matin 1er décembre, au Tribunal des enfants de Nice pour demander la libération d’un client détenu sans titre valable, j’en reviens ici à l’affaire de ce prisonnier dont les minutes du jugement indiquent dans le dispositif une peine de six mois d’emprisonnement. 

Mais là où je n’en reviens pas c’est la manière tout à fait spéciale dont l’affaire est traitée par le parquet. 

Notre Procureur de la République joue quelque peu à cache cache avec le Droit et confond volontiers procédure correctionnelle et procédure criminelle. 

J’ai donc été surpris d’entendre Eric de Montgolfier qualifier mon « action » d’artificielle ! et d’ajouter aussitôt que le Procureur Général ayant fait appel de la décision, il n’était plus compétent !

Seulement voila, la procédure n’est pas plus correctionnelle que je ne suis Pape en Avignon et le parquet général ne pouvait pas feindre de croire le contraire en faisant appel plus de quinze jours après une décision rendue en matière criminelle ! 

Il est vrai qu’en matière correctionnelle le délai est de deux mois et pour parodier notre Procureur de la République, s’il existe quelque chose d’artificielle dans ce dossier c’est bien cet appel qui est irrecevable en tout point et où je devine que son seul but est de détenir quelqu’un sans titre.

Ce que je défends ici, ce n'est pas la polémique à outrance mais le principe de la légalité et du respect du droit, rien d’autre !

La grève des avocats dont je suis solidaire, pointe du doigt ce que je dénonce depuis longtemps ; des moyens misérables ajoutés à un nombre insuffisant de magistrats, d’éducateurs, de travailleurs sociaux, une politique incohérente sur nos prisons et dont leurs états relèguent notre société à l'état de barbares ! La liste est longue !

Les seules réponses apportées à nos incessantes demandes et nos mises en garde répétées sur les dangers d’une telle politique est un silence méprisant et l’imposition de lois du type Perben I et II, qui restreignent les droits de la défense et in fine du justiciable, c'est-à-dire de tous les français sans exception !

L’audience du 1er décembre a été repoussée au 8 décembre, je ne dis pas qu’un innocent va rester en prison plus qu’il ne faut, je dis que le droit n’est pas appliqué, pire qu’il est ignoré, et cela me dérange !

Errare humanum est, perseverare diabolicum !

 

Par Adam KRID - Publié dans : krid
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Dimanche 19 novembre 2006

La presse locale et nationale s’est récemment fait l’écho d’une erreur de fait commise par la justice Niçoise, et qui a transformé une peine de 6 ans en 6 mois ferme !

C’est là où je mesure toute la difficulté d’être un avocat de la défense dans un rôle plus le moins ambiguë, car certains n’ont pas manqué de critiquer vertement la position que je défendais …

Je leurs oppose que l’un des principes fondamentaux de ma noble profession est non seulement d’observer une parfaite loyauté vis-à-vis de son client mais aussi vis-à-vis des lois, règlements et textes de notre pays.

Ce que j’ai fait ! Car comment admettre que l’on puisse rectifier après coup un jugement qui signé du greffier et du président fait foi jusqu’à inscription de faux …. ! Ce serait la porte ouverte à l’arbitraire !

Je n’ai commis aucune erreur et je trouve assez pathétique que l’on me le reproche, d’autant que mon devoir est de veiller aux intérêts de mon client qui sont protégés par les textes en vigueur que certains voudraient remettre en question le temps d’une rectification en erreur matérielle.

J’ai écris et toujours affirmé que l’avocat est aujourd’hui le seul garant de l’équilibre des forces dans un procès, Il est acquis que l’on aimerait nous voir jouer un rôle de simple figurant, d’autant que les lois Perben I et II s’y emploient dans un dispositif qu’il sera nécessaire un jour de réformer !

 Si nos moyens sont limités alors notre force n’en est que d’avantage renforcée.

Par Adam KRID - Publié dans : krid
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